Courir pieds nus ou bien enrobés?

Depuis quelques années, on voit un plus grand nombre de coureurs marteler le bitume chaussés de  souliers  prenant la forme du pied (“Five Fingers »), ou avec un minimum de semelle (minimaliste).  Même si ces modèles sont depuis des décennies le choix des coureurs compétitifs, ils sont devenus, que tout dernièrement, une alternative intéressante aux espadrilles conventionnelles pour les coureurs récréatifs.

Mais lequel devez-vous choisir?

Pour y répondre il n’y a vraiment qu’une chose à déterminer : le bon fonctionnement de votre mécanique (examen des mouvements fonctionnels).  Voici l’hypothèse : l’Homme (utilisé ici comme terme anthropologique incluant bien sûr la femme) est fait pour courir pieds nus.  Les habitudes sédentaires de l’Homme moderne ont eu des impacts négatifs sur sa mécanique d’où l’apparition des espadrilles coussinées lorsque l’Homme a voulu se mettre en « shape ».

L’absence du bon fonctionnement articulaire durant la course est la raison pour laquelle on a développé, dans les années 80, une espadrille stable et coussinée visant à minimiser les blessures.  Toutefois cela n’a pas eu le succès escompté.  Si vous êtes passionnés d’une activité à impacts multiples, tel la course, vos articulations doivent répondre à la demande.  Voici un exemple:  quand le pied frappe le sol, les muscles du pied doivent se contracter collectivement pour assurer une bonne stabilité, réduisant ainsi la surcharge ascendante sur les articulations supérieures.

Alors, avant même de courir au magasin vous procurer un modèle ou l’autre, considérez une chose : si les deux modèles existent depuis plusieurs années et que le pourcentage de blessures a peu changé, peut-être que la solution repose plutôt dans le bon fonctionnement de votre machine!  D’où l’adage que nous aimons bien :« il faut être en forme pour courir, et non courir pour se mettre en forme. »

Qui s’aime nous suive!