Réaction, Action!

Pour plusieurs, le seul souvenir qu’ils ont de “Big Ben” en est un de déception. Oublions  pour un moment ce fait historique des JO de Seoul et jugeons-le plutôt pour ce qu’il faisait de mieux : ses départs canons.

Nous avons établi à quel point la force et son application  sont d’importants facteurs de la vitesse.  Maintenant, renforçons le tout en se concentrant sur la première poussée.

Ce n’est pas compliqué, quand un athlète veut accélérer, c’est l’impulsion de départ qui détermine  le reste. C’est ce que les athlètes recherchent quand ils utilisent le pas arrière pour aller de l’avant (art. « Les freineurs de vitesse ») et c’est pourquoi ils passent tant d’heures à le perfectionner dans le but d’exceller dans les camps d’évaluation de leur sport respectif tel le « NFL combine ».

Mais qu’est-ce qui suscite cet essor?

Cette impulsion, suite à un stimuli (voir une commande), repose sur l’efficacité de l’influx du système nerveux ou, plus  précisément, sa capacité de ce dernier de recruter le plus de fibres musculaires le plus rapidement possible.

C’est cette qualité que l’extraordinaire coach Charlie Francis a su discernée chez  un très jeune Ben Johnson.  Qualité qu’il a exploitée  au cours de leur longue relation afin de bâtir un athlète tout aussi extraordinaire. Suffit de visionner les vidéos pour apprécier la vitesse de réaction de Johnson.  C’est pour cette raison qu’il possède toujours le premier 10 mètres le plus rapide!

L’influx, inné ou développable?

Quand on regarde la pratique du sport chez les jeunes, il y en a toujours un ou deux qui se démarque par leur vitesse. Est-ce que cela veut dire que cette qualité est réservée seulement a une poignée de jeunes athlètes?

Bien qu’une prédisposition génétique l’influence, tout athlète peut l’améliorer en y mettant un peu de temps.

Si oui, comment?

La première chose à faire est de filmer votre athlète sur une distance de dix verges et ensuite compter le nombre de foulées appliquées pour les parcourir. En moyenne, un athlète rapide devrait faire trois foulées pour les premières cinq verges et deux pour les dernières. Ceci devient votre point de référence.

Après, il faut faire comprendre à l’athlète l’importance de la poussée pour maximiser la distance de chaque foulée. Cela va enrayer la mauvaise habitude d’étendre la jambe pour aller chercher de la distance: le succès est le résultat de la force appliquée dans le sol lors de chaque poussée!

Outre des exercices pour renforcer les membres inferieurs (art. « Renforcez-vous pour être plus rapide »), voici quelques exercices spécifiques pour l’améliorer :

La poussée

En position demi-agenouillé, basculez vers l’avant. Votre poids devrait reposer sur le pied avant. Au signal pousser à travers le pied. Dépliez complètement la jambe avant de déposer l’autre pied. C’est cette action qui est cruciale et, en même temps, la plus difficile à accomplir pour un jeune. Il faut donc répéter souvent cet exercice, alternant entre le pied gauche et droit.

Le « Prowler »

Bien chargé, cet outil est une excellente façon pour l’athlète de pratiquer la poussée dans le sol.  Il ne peut faire autrement s’il veut avancer. Le but ici n’est pas d’aller le plus vite possible mais plutôt de pratiquer l’extension complète de la jambe.

Bref, pour améliorer nos athlètes, il faut souvent faire un retour à la case départ!

Qui s’aime nous suive.