Prendre soin de sa bagnole!

Il y a deux semaines un reportage très intéressant dans La Presse+ (https://www.facebook.com/LaPresseFB/posts/10152928964548312) a fait beaucoup parler de lui.  Son titre « S’asseoir et mourir à petit feu » a touché droit dans le mille. Après l’avoir lu, nous sommes tombés sur un commentaire d’un internaute qui, lui, nous a profondément interpellé:  » Donnez dont des solutions si vous ne voulez pas qu’on crève! » Tout droit dans notre patate collective. Voici ce que ça donne…

Auparavant, comparer les soins que l’on pouvait porter à sa voiture aux soins que l’on devrait porter à son corps était facile.  Tu veux garder ta voiture sur la route longtemps? Et bien, tu dois maintenir un bon alignement et la nourrir d’une essence haute en octane!  Maintenant, avec la possibilité alléchante de louer une voiture neuve aux quatre ans tout en ayant une garantie fort intéressante, la comparaison est un peu démodée.

Mais pour le plaisir de vous faire la morale, faisons vieux jeux…  Nous n’avons qu’un seul corps physique. Pas de possibilité de le rapporter au concessionnaire en cas de bris ou après le contrat de location.  Ce qui est sorti de ce grand tirage au sort de la vie, nous sommes « pris avec ». Rassurez-vous, c’est ici que s’arrête le fatalisme.

Nous prenons plusieurs décisions à chaque jour qui peuvent avoir un impact sur notre santé à long terme. Certaines choses nous sont imposées et nous avons très peu de marge de manoeuvre pour les changer comme travailler assis. Cette position met beaucoup de stress sur la région cervicale. C’est pour cela qu’elle sera traitée en premier. D’ici là, voici un petit cadeau que vous pourrez lui faire dès votre prochaine pause. Tout le monde debout!

C’était l’introduction d’un nouveau segment sans nom mais qui pourrait très bien s’appeler: « Prendre soin de sa bagnole! »

Qui s’aime nous suive.

 

Les sept péchés capitaux selon l’athlète

1. L’ORGUEIL

Quand le coach se rend au monticule, c’est parce qu’il a remarqué une variation dans le synchronisme de son lanceur.  Que ce soit de la fatigue, ou pire, une compensation pour masquer une douleur, il est important pour l’athlète de comprendre que sa santé à long terme vaut plus qu’une autre victoire à sa fiche. Ceci est valable pour le coach aussi.  Beaucoup de jeunes athlètes talentueux abandonnent leur sport pour cause de surmenage.

2. L’ACÉDIE (paresse)

« Un athlete moins talentueux qui travaille fort vaut plus que celui qui a du talent et  qui ne travaille pas.»

Dans un monde où la compétition est de plus en plus féroce, le talent ne suffit plus. Pour exceller dans son sport, Il faut y mettre de la rigueur et surtout des heures.

 

3. GOURMANDISE

Le développement d’un athlète est un long processus! En chemin, ce dernier accumulera une panoplie de conseils de ses coachs et d’autres athlètes qu’il a croisé ou contemplé.

Au lieu d’ajouter sans cesse des exercices à son régime, il doit plutôt définir ses besoins réels par l’entremise d’un examen de ses patrons moteurs afin de suivre un programme spécifique.

 

4. L’ENVIE

Au lieu d’être motivé par ce qu’un athlète empoche, il faut plutôt se pencher sur tous les efforts  qu’il a mis pour arriver là où il est rendu maintenant.

5. LA COLÈRE

L’histoire Nancy Kerrigan / Tonya Harding est un de ces moments dans le sport où la colère surpasse l’esprit de compétition. Quand un athlète atteint un certain niveau, il est important qu’il se rappelle qu’il est une source d’inspiration pour les jeunes qui sont en train de suivre ses pas!  Et peu importe le résultat final, il faut plutôt accepter son sort et apprécier ce que l’autre a fait de plus que nous.

6. LA LUXURE

La concentration est essentielle pour un athlète. Et, certains sports en requiert plus que d’autres. Si les habitudes de vie viennent troubler cette qualité, il peut rapidement toucher le fond du baril. À un certain niveau, il est important qu’il mette en place des stratégies pour maintenir une force mentale afin de performer à la hauteur de ses capacités.

7. L’AVARICE

Parfois le désir d’atteindre le summum dans son sport devient si grand que l’athlète triche pour y arriver. Bien sur, tout athlète veut terminer sa carrière avec le statut d’un grand champion, mais est-ce qu’une vie dans le déni vaut plus que celle remplie d’efforts honnêtes, même si cela veut dire d’accepter une deuxieme place dans un sport d’élite de niveau international?

Qui s’aime nous suive!

Bâtir sur la première poussée

Le mariage de la hauteur et de la distance

Nous avons démontré à quel point la première poussée est importante quand on veut accélérer. Toutefois, si l’athlète

veut parcourir une distance rapidement, il doit enchaîner avec des enjambées en force.  C’est souvent à ce moment que tout se gâte. L’athlète se retrouve à faire plusieurs petits pas rapides dans le but d’aller plus vite. Mais pourtant nos leçons de physique nous ont bien appris le contraire. La distance parcourue vient de la force appliquée et de son angle. Bref, plus il y a de pas, moins il y a de force. Et moins il y a de force moins il y aura de vitesse.

On sait que les sprinteurs élites parcourent une distance remarquable en peu de temps : 10m (33pi) en moins d’une seconde! Et quand on regarde de plus près ces athlètes, on s’aperçoit qu’il existe un besoin de verticalité (hauteur) pour exceller, même en vitesse de pointe (photo ci-haut).  En demeurant près du sol, l’athlète va négliger l’impact de la force axiale et va ainsi couvrir moins de distance. Tel que démontré par cette image du saut en longueur.

De plus, cette verticalité se manifeste davantage dans l’accélération quand on note le parallélisme du corps avec le sol pour l’application de la force.

En fait, la vitesse c’est l’union parfaite de la hauteur et de la distance établie par l’angle et la force.

Bondir pour atteindre de nouveaux sommets

Quand on veut développer la vitesse chez un jeune athlète, on recherche toujours l’exercice qui va nous permettre de peaufiner la technique à une intensité moindre, et un qui figure en tête de liste est celui de bondir.

Plus qu’une façon de rentrer à la maison quand on mange son repas préféré, bondir permet à l’athlète d’exprimer l’application de force pour consolider l’union de la hauteur et la distance.

En voici deux exemples:

Bonds de distance

Bonds de hauteur

L’objectif est simple. Pour le premier, il faut que l’athlète couvre une grande distance avec chaque foulée. Pour le deuxième, il doit plutôt maximiser la hauteur.

Qui s’aime nous suive!