Quand ça tourne, ça fesse!

Constatant l’engouement du dernier article sur les fessiers (Un choix qui fesse!), voici la suite afin de mieux comprendre comment s’en servir maintenant que vous savez comment les galber!

Commençons par décortiquer les 2 images du haut pour bien comprendre l’impact des fessiers dans le geste sportif.

Étape 1:  Rétraction élastique

À l’aide d’une flexion et rotation interne à la hanche et en tendant sa jambe opposée, notre bon ami et client Russell Martin redistribue son poids et stock une bonne dose d’énergie élastique dans ses fessiers droits.

Étape 2:  Rotation externe relative

La tension créée va ensuite lui permettre de rediriger explosivement ses hanches en contresens, produisant ainsi une rotation externe relative à la hanche puisque son pied arrière est toujours en contact avec le sol. Une action qui vient du grand fessier.  Souvent, par manque de mobilité, cette étape est problématique chez l’athlète. L’exercice #1 est une bonne façon d’y remédier.

Étape 3: La somme de ses fonctions.

Puisqu’il a débuté dans un plan frontal pour finir dans un plan sagittal il peut y ajouter une extension à la hanche pour maximiser l’implication du grand fessier, puisqu’il est aussi un puissant extenseur!

Étape 4: Décélération

Rien de mieux pour ralentir cette rotation puissante que son jumeau du côté opposé.  Cette fin de mouvement produit une rotation interne relative à la hanche gauche, puisque le pied gauche est en appui. Et pour le contrer, et maintenir son équilibre dans le processus, il doit faire appel à ses fessiers gauches.

Voici d’autres exemples où on applique ces principes :

Pour savoir si vous avez un manque de mobilité ou de force pour bien réussir la rotation voici un bon exercice :

Exercice #1: Rotation externe / abduction à la hanche en position 4

Dans cet exercice, il est important de maintenir les hanches en équerre à l’aide d’un bon gainage abdominale, et d’appuyer l’intérieur de la cheville à l’arrière du genou opposé tout au long du geste.

Si vous avez accès à un ballon médicinal et un mur de maçonnerie, l’exercice suivant reproduit bien ce mouvement de puissance. Appliquez les étapes décrites ci-haut.  La projection du ballon doit plutôt venir des hanches que des bras.

Exercice #2: Projection latérale d’un ballon

Nous savons que ce mouvement, comme plusieurs autres, dépend non seulement des fessiers, mais implique une participation de plusieurs muscles agissant sur plusieurs articulations pour une sommation optimale des forces.

Cependant avant même de plonger dans une telle complexité, il était préférable de segmenter le geste et insister sur ce que l’athlète doit produire avec son popotin : la puissance!

Qui s’aime nous suive