Que nous dit votre coeur?

Coeur

Il se brise, il se serre, il cri, il se vide……le coeur occupe le centre de notre vie. Mais saviez-vous qu’il nous donne aussi de précieuses informations quand on le surveille de près lors de vos entraînements?

L’utilisation du cardiofréquencemètre existe depuis longtemps. Les médecins l’utilisent pour avoir une idée de l’état de santé de leurs patients, les coureurs l’utilisent pour tenter d’améliorer leur performance. Mais nous savons aussi que son utilisation à l’entraînement n’est pas la panacée. En effet, dans plusieurs circonstances, la fréquence cardiaque (FC) n’est pas le bon indice.  Mais le temps est venu pour nous d’en faire usage. Voici pourquoi :

1. Pour une utilisation plus simple

La dépense énergétique

Pour le client qui ne veut pas se casser la tête, cette technologie peut lui donner une idée de la dépense énergétique associée à sa séance d’entraînement. Par contre, sans avoir les données réelles de sa morphologie (masse maigre et masse adipeuse) cette dépense est loin d’être précise. Malheureusement plusieurs adeptes s’en tiennent qu’à ça.  Continuons…

Les zones d’intensités d’entraînement

Élaborées selon un calcul qui comporte déjà sa marge d’erreur, ces zones de fréquences cardiaques  cibles sont particulièrement imprécises si vous n’avez pas d’autres données physiologiques tels, la PAM (puissance aérobie maximale) ou la VAM (vitesse aérobie maximale) ainsi que les mesures de lactate sanguin. Si on ajoute à cela tous les facteurs qui peuvent occasionner une variabilité de la FC : le stress, la fatigue, la déshydratation, le climat, la consommation de café, on peut comprendre que d’être dans la bonne zone n’est pas nécessairement signe d’un bon entraînement.

 

2. Pour une utilisation plus précise (au cœur du progrès!)

La variabilité cardiaque

Tel que mentionné plus haut, le cardiofréquencemètre peut déterminer l’intensité de l’entraînement mais il peut aussi nous indiquer la fatigue accumulée d’une séance à l’autre par la variabilité de la FC du client. Le but de chaque séance est de créer un effet d’entraînement qui va déstabiliser l’organisme.  Cet effet est suivi d’une période de récupération et d’adaptation afin de revenir plus performant. Compte tenu de tous les facteurs externes ayant un impact sur cette dernière (sommeil, stress, alimentation), il est important pour nous d’avoir une méthode en place pour connaitre l’état du client afin de mieux gérer l’intensité de sa séance.

La fréquence cardiaque associée à la PAM (puissance aérobie maximale)

Puisque l’amélioration de la puissance de nos clients nous tient à cœur, le cardiofréquencemètre devient un outil fort intéressant pour déterminer la puissance aérobie maximale (PAM) associée à un geste. À l’Écurie, on se sert de trois appareils pour évaluer initialement la PAM : le rameur, le « skierg » et l’escaladeur. De un, cela va nous permettre de mieux programmer les intervalles sur ces appareils, mais aussi de déterminer si le client applique suffisamment de puissance ou s’il maîtrise bien le geste technique des exercices plus complexes que nous utilisons comme le soulevé de terre, les accroupissements et les mouvements en haltérophilie. Dans ce cas, la FC à l’effort lors du geste plus complexe peut être comparée avec la moyenne des FC  associées aux PAM du rameur, « skierg » et escaladeur.

La récupération, l’intensité et la maîtrise du geste sont essentielles au succès de chaque individu, et maintenant nous avons un outil pour les quantifier!

Qui s’aime nous suive