Pourquoi vos habitudes existent-elles?

Vous en avez des bonnes et des mauvaises. Généralement, elles sont si bien enracinées et transformées en gestes machinaux, que vous n’avez même plus besoin de penser avant d’agir.

Nos habitudes rendent la vie facile à notre cerveau et par le fait même, rendent notre quotidien plus efficace. Mais que faire si vous êtes aux prises avec des habitudes qui vous habitent, à votre insu, et qui vous éloignent de vos objectifs?

Maintenant que vous savez que toute habitude est formée de trois parties (voir la boucle) et qu’il y a 5 catégories de déclencheurs (voir qu’est-ce qui déclenche vos habitudes), nous allons aborder la troisième partie : la récompense. Parce que, c’est en expérimentant avec cette dernière que vous serez en mesure de modifier ou changer une habitude.

Puisqu’elle satisfait, souvent inconsciemment, un besoin qui influence une habitude, « la récompense » est puissante. Et pour bien la définir, vous allez devoir manipuler un peu votre routine.

Voici un exemple :

Si votre habitude quotidienne au bureau est d’aller vous chercher un gros biscuit à la cuisine en après-midi, questionnez-vous sur votre besoin.

Est-ce que c’est pour:

A. Combler la faim?

B. Prendre une pause?

C. Un regain d’énergie?

D. Jaser avec un collègue?

Ensuite, cherchez à y répondre en essayant, pendant quelques jours/semaines, de modifier votre comportement.

A.  Au lieu de choisir le biscuit, choisissez une pomme.

B.  Au lieu d’aller à la cuisine, allez dehors.

C. Au lieu du biscuit, prenez un café.

D. Au lieu de vous rendre à la cuisine, arrêtez-vous au bureau d’un collègue pour jaser un peu.

Ce que que vous choisissez de faire pour remplacer le choix du biscuit n’est guère important. Ce qui compte, c’est d’essayer différents scénarios pour cerner le besoin car :

– Si c’était réellement pour la faim, la pomme suffirait.

– Pour prendre une pause? Aller dehors ferait l’affaire.

– Pour un « boost » d’énergie? Le café le fournirait.

– Pour socialiser? Vous arrêter au bureau d’un collègue dérouterait le chemin vers la cuisine et comblerait ce besoin.

Au retour à votre bureau, suite à chaque nouvelle routine, prenez un moment pour noter sur papier votre ressenti. Cela peut être vos émotions, vos pensées ou tout simplement les trois premiers mots qui vous viennent à l’esprit.

Ensuite, installez-vous un minuteur de 15 minutes. Au bout de 15 minutes, si vous ressentez encore le besoin de vous rendre à la cuisine pour le biscuit, c’est parce que la nouvelle routine choisie ne l’a pas comblé.

Dans ce cas, n’abandonnez-pas, remettez votre sarreau de scientifique et poursuivez vos recherches! Et ce surtout, si vous souhaitez changer votre vie.

Qui s’aime nous suive!