BOLT, pas le coureur, le test!

Si vous aviez à retenir votre souffle suite à une expiration, après combien de temps ressentiriez-vous un besoin d’inspirer? C’est exactement ce que vérifie le Body Oxygen Level Test communément appelé BOLT test. Si ça vous dit, vous pourriez l’essayer maintenant. Vous verrez, c’est simple et rapide.

Si vous ne l’êtes pas déjà, asseyez-vous puis prenez le temps de respirer calmement par le nez. Quand vous êtes prêt, retenez votre respiration suite à votre expiration en bouchant ou non votre nez et partez le chronomètre.

Quand le premier besoin clair de respirer se fait sentir, relâchez le nez et recommencez à respirer de nouveau tout en notant combien de secondes vous avez retenu votre souffle.

Si votre résultat est entre 0 et 20 secondes, cela signifie que votre corps tolère peu l’accumulation de dioxyde de carbone (CO2) qui se produisait lorsque vous reteniez votre souffle. C’est le CO2 qui signale aux récepteurs qu’il est temps de respirer à nouveau. Dans votre cas, ces récepteurs sont trop sensibles! Cela veut aussi dire que vous avez une tendance à l’hyperventilation.

Plus votre résultat se rapproche de 40 secondes, plus vous avez une tolérance élevé à une diminution d’oxygène (O2) et à une accumulation de CO2 dans votre sang. Ceci est une très bonne nouvelle. Nous devrions tous viser 40 secondes comme résultat.

Ne vous découragez surtout pas par contre! Plusieurs athlètes de haut niveau peinent à atteindre 20 secondes. Dites-vous surtout qu’une petite amélioration de 5 secondes seulement peut avoir un impact positif direct sur votre état général, votre niveau d’énergie et votre essoufflement lors de vos entraînements ou de vos activités quotidiennes.

Comment faire pour s’améliorer? Respirez par le nez au repos, le jour comme la nuit tout en ventilant légèrement comme si c’était imperceptible.

Qui s’aime nous suive!

Faire plus avec moins d’oxygène

Quelqu’un peut ingérer trop de calories mais est-ce que quelqu’un peut trop respirer dans sa journée?

Est-ce qu’une bonne habitude respiratoire pourrait être aussi important pour la santé que de bonnes habitudes alimentaires?

Nous pensons que la réponse pour ces deux questions est un retentissant oui et nous ne sommes pas les seuls. Recherches et observations cliniques démontrent que de plus en plus de gens souffrent d’hyperventilation chronique.

Les raisons sont multiples. La mécanique respiratoire innée a été déformé par le stress chronique, la vie sédentaire et une alimentation pauvre en nutriments entre autres.

Contrairement à ce que nous pouvons penser, prendre de grandes respirations n’augmentent pas l’oxygénation de nos muscles. Notre sang est, pour la majorité des gens, déjà quasiment saturé en oxygène (02). Prendre de trop grandes respirations ou respirer trop rapidement a même un effet négatif sur les échanges gazeux et diminue la circulation sanguine (hypocapnie).

Ce que nous voulons, c’est d’être capable de bien fonctionner avec un peu d’02. C’est un principe qui est transférable à plusieurs situations dans la vie. Celui ou celle qui est capable de bien fonctionner avec peu est généralement plus efficace.

Aujourd’hui, essayez de respirer doucement et lentement. Que cela soit à peine perceptible. Si vous avez lu notre texte sur l’importance de la respiration par le nez, débutez avec ça.

Si vous le pratiquez déjà, pensez à prendre une petite pause après votre expiration nasale afin de ralentir le rythme. Vous allez voir, ce sont des petits changements qui vont faire une grande différence.

Qui s’aime nous suive