Le côté pernicieux de l’alcool

Avez-vous commencé à remarquer de plus près vos habitudes de consommation d’alcool?

Pour mieux vous situer, voici à quoi ressemble une consommation :

Selon cette image, est-ce que vous en consommez plus que vous pensiez?

Si chaque journée de travail se termine avec une demi bouteille de rouge ou 2-3 bières et que les weekends sont toujours bien arrosés, il y a de forte chance que vous atteignez les niveaux plus élevés de consommation selon Éduc’alcool ( > 10 par semaine pour les femmes et >15 par semaine pour les hommes). Surtout, si vous avez une confiance aveugle en votre barmaid ou si vous ne sortez jamais votre tasse à mesurer pour vous assurer que chaque verre est bien portionné à la maison.

Bravo si vous êtes sous la barre d’une consommation excessive. Par contre, sans savoir avec certitude si même une consommation modérée est bénéfique à long terme, nous croyons qu’il est important de définir pourquoi elle est présente quotidiennement.

Faut se le dire, l’alcool est une drogue qui altère notre humeur que ça soit pour le meilleur ou pour le pire. N’oublions pas que, théoriquement, c’est un poison. Notre corps doit le convertir en substances moins nocives pour l’apprécier sans danger. Et cette capacité à le faire varie d’une personne à l’autre.

Mais une chose est certaine, la consommation excessive d’alcool ouvre la porte à une panoplie de problèmes de santé. En voici queqlues-uns :

Cœur : augmentation de la pression, arythmies, AVC et autres maladies cardiaques.

Foie : stéatose hépatique, cirrhose, fibrose, hépatite induite par l’alcool, problèmes hépatocellulaires, cancer du foie.

Hormonal:  problèmes thyroÏdiens, perturbations hormonales, troubles de la fonction sexuelle, altérations de la fécondité , cancer du sein.

Digestion: résistance à l’insuline, mauvaise absorption des gras et de la protéine, augmentation du niveau d’acidité.

Système immunitaire:  infections, diminution de la fonction immunitaire, cancer, augmentation des risques d’inflammation et des poussées inflammatoires, problèmes auto-immuns.

Cerveau: dépendance, dépression, alcoolisme, dommages neurologiques, démence, épilepsie.

Métabolisme : perte de densité osseuse, augmentation des risques de fractures, ostéoporose, anémie, pancréatite, ralentit le métabolisme des graisses, dommages musculaires, gain de poids.

À voir tous les risques associés à une consommation excessive nous pouvons se poser la question sur les bienfaits escomptés d’une consommation modérée.

Et non, on ne vous demande pas de cesser de boire. Cette décision vous revient. Par contre, il est important de définir pourquoi vous buvez et si ça ajoute vraiment de la valeur à votre vie.

En d’autres mots, ne buvez pas – ou ne commencez pas à boire – en croyant que c’est bon pour la santé, parce que vous êtes stressé ou parce que les gens autour de vous ne veulent pas boire seul.

Demandez-vous plutôt si votre habitude de boire :

-Ajoute vraiment de la valeur à votre repas plutôt que des calories qui pourraient nuire à vos objectifs de perte de gras.

-Vous rend heureux/heureuse.

-Perturbe votre sommeil et votre récupération (nous en reparlerons bientôt).

-Affecte votre humeur et niveau d’énergie.

-Affecte vos marqueurs de santé.

En faisant cette réflexion, vous serez en mesure de prendre une décision éclairée. Une qui se prête tout à fait aux plaisirs de prendre un petit verre.

Qui s’aime nous suive!