La vraie nature du sucre (2ème partie)

Depuis 1975, l’obésité a presque triplé et cela coïncide avec la période ou l’industrie alimentaire a décidé de retirer ou réduire le gras de plusieurs aliments croyant que ce dernier était responsable de l’obésité et des maladies connexes. En échange, le sucre est devenu la substance de choix.

Ce coup de balai n’a pas freiné la croissance de l’obésité et le sucre est donc devenu le bouc-émissaire de cette épidémie. Mais l’est-il vraiment?

Nous sommes biologiquement bien adapté pour l’apprécier. Nos ancêtres le favorisaient puisqu’ils l’associaient à un aliment non-toxique riche en énergie (moins de chance d’empoisonnement lorsque le goût est sucré). Rareté à l’époque, c’était une belle occasion de faire le plein d’énergie et de vitalité.

Aujourd’hui, ces calories sont très faciles à trouver. Pour moins de 10$ vous pouvez en consommez des milliers au dépanneur du coin. Malheureusement, plusieurs en consomment trop pour combler certains besoins non-vitaux.

Revenons à notre question, est-ce que le sucre est responsable de l’épidémie d’obésité que notre société est en train de vivre?

Selon plusieurs sondages, la consommation d’aliments gras n’a pas vraiment diminuer depuis les années 80.  Par contre, il y a eu une baisse dans la consommation des gras provenant des produits laitiers et une hausse des gras provenant d’huiles végétales.

Bien sûr, la consommation de sucre a aussi augmenté mais surtout celle provenant d’aliments raffinés.

En bout de ligne, le pourcentage de gras consommé quotidiennement a baissé mais seulement parce que nous avons ajouté plus de calories provenant de sucres et de glucides par-dessus. En moyenne, nous consommons 300 calories de plus quotidiennement qu’avant.

Entre 1980 et 1999 la consommation de sucre en Amérique a augmenté. Mais curieusement depuis, les américains consommeraient de moins en moins de sucres (environ 20% de moins selon les données) et le taux d’obésité ne cesse d’augmenter.

Consommation de sucre vs la prévalence de l’obésité entre 1980 et 2013

En regardant ce graphique, nous voyons que le sucre n’agit pas comme seul responsable de l’épidémie d’obésité.  Des études récentes nous démontrent que c’est plutôt la quantité d’énergie consommée qui joue le grand rôle dans cette histoire et que c’est à ce niveau que le choix de sucre doit être pris en considération.

Que ces calories excédentaires proviennent de gras, de sucres ou de glucides n’a pas d’importance.

Faut se le dire, les aliments contenant des sucres ajoutés ou sucrés naturellement sont ragoûtants. Ils sont assimilés rapidement, ils stimulent le centre de plaisir du cerveau mais ils ne nous rassasient pas autant que les aliments protéinés, riches en fibres ou en lipides. Il est donc facile de les surconsommer et d’augmenter son apport calorique sans même s’en rendre compte.

Avec la période des fêtes qui approche, nous vous suggérons de vous poser ces questions :

Quels sont mes choix de sucre?

Est-ce que j’en consomme trop?

Est-ce que je consomme suffisamment de protéines?

Prendre conscience de ces choix alimentaires durant cette période peut faire la différence entre maintenir son poids santé ou prendre un 3 à 5 livres de masse adipeuse. Surpoids que vous devrez perdre au courant des 11 prochains mois de l’année pour ne pas se retrouver à Noël 2020 avec un 6 à 10 livres de plus!  C’est de cette façon qu’on se réveille à cinquante ans avec une trentaine de livres en trop.

Qui s’aime nous suive!