Comment bâtir un étalon?

La force,  la vitesse,  l’endurance… Lesquelles de ces qualités physiques consolident votre sport et par quel moyen allez-vous les améliorer?

D’abord définissons chacune de ces qualités :

La force : L’étendue avec laquelle un muscle est capable de se contracter pour exprimer une force contre une résistance.

Vitesse : L’habileté d’exprimer un geste le plus rapidement possible.

Endurance musculaire : La capacité d’un muscle à soutenir une charge de travail.

Certes, chaque sport nécessite la maîtrise d’une qualité pour bien performer. Cependant, pour exceller, vous devez être « top niveau » dans au moins deux ou même trois des qualités physiques ci-haut mentionnées!

Voici quelques exemples :

Alors, comment perfectionner les qualités dont vous avez besoin sans nuire  à celles  que vous possédez déjà? La solution se trouve dans la périodisation de l’entraînement.

Même si elle a depuis longtemps fait ses preuves dans le sport, la périodisation de l’entraînement s’est réellement établie suite à la parution du livre du même titre, écrit par le Professeur Tudor Bompa, qui la définie comme étant:

“Le point de départ servant à maximiser les résultats de l’entraînement en variant la répartition et l’intensité des séances de façon à progresser le mieux possible en force, en  vitesse, en puissance, et en endurance.”

En d’autres mots, la périodisation est le plan à long terme (macrocycle) qui varie le volume et l’intensité pour prévenir le surentraînement et promouvoir la performance optimale à une date précise, tout en respectant le perfectionnement harmonieux de vos forces et faiblesses génétiques.

Parce que l’entraînement pour votre sport respectif doit être plus qu’un méli-mélo d’exercices sans but lucratif!!

Qui s’aime nous suive!

 

Référence : Bompa, T.O., Périodisation de l’entraînement, traduit par Gwenael Hubert , Paris, France, Éditions Vigot 2003

Qu’est-ce qu’un mouvement fonctionnel en entraînement?

1. C’est un mouvement qui a une compatibilité avec des patrons moteurs généraux.

Se pencher, prendre quelque chose et le pousser au-dessus de la tête sur une étagère en hauteur. (le cerveau reconnait des mouvements et non des muscles)

2. C’est un mouvement pluri-articulaire.

Plusieurs articulations d’impliquées. (dans notre exemple: chevilles, genoux, hanches, épaules, coudes)

3. C’est un mouvement où l’on doit maintenir son centre de gravité au-dessus de sa base de support.

4. C’est un mouvement qui part d’une contraction des muscles du centre du corps vers les extrémités.

Qui s’aime nous suive!

 

Le droit chemin

Pour faire suite à l’article précédent, nous allons approfondir ce qu’est le plan d’entraînement et ce qu’il doit contenir pour éviter des embûches.

Tout d’abord, le plan (macrocycle) est l’organisation raisonnée et structurée de programmes d’entraînement (mésocycles) établie en conformité avec le bilan de  vos capacités mécaniques et de la date butoir de vos objectifs.

Pour éviter les dérapages, il est important que chaque programme soit ponctué par l’atteinte de micro-objectifs.  Par exemple, si le but est de perdre 20 kilos en 12 mois, à 3 mois vous devriez avoir perdu au moins 5 kilos. De cette façon, on s’assure d’être sur la bonne route. (point B).

La base du plan est définie par un regroupement systématique d’exercices, un volume et une intensité d’entraînement dans le but d’améliorer ou maintenir diverses qualités physiques (voir les 9 éléments clés d’une bonne forme physique).

Enfin, puisque votre santé et votre temps sont précieux, les exercices choisis se doivent d’assurer le meilleur rendement possible. C’est pourquoi nous préférons des mouvements fonctionnels  (voir la prochaine vidéo).

Dites donc adieu au plan rudimentaire et non-spécifique et optez plutôt pour  celui qui repousse toujours l’ancien modèle tripartite des programmes d’entraînement: échauffement sur vélo, exercices de musculation suivi d’un retour au calme.

Qui s’aime nous suive!

Sans le droit chemin, vous êtes un être perdu!

Si vous êtes sur le point de prendre la route de la santé et que vous avez des objectifs bien précis (point B), assurez-vous de bien connaître vos capacités mécaniques de départ (point A) et de vous munir d’une bonne carte routière (plan d’entraînement spécifique).

Comme entraîneurs chevronnés, nous voyons régulièrement des gens se lancer tête première à l’entraînement en ayant que l’objectif final dans la ligne de mire. Peut-être croient-ils que peu importe les méthodes utilisées leurs efforts seront récompensés.  Mais, la  loi des probabilités joue contre eux. Bien qu’une minorité se rende à destination sans connaître leur état de départ, la majorité rencontrera des embûches et probablement des déceptions en cours de route.

Que vous soyez athlète ou novice, ados ou retraité, le plan qui tiendra compte du point A et du point B, est celui qui vous permettra de mettre la pédale au fond pour atteindre vos objectifs rapidement sans prendre le champ!!!

Qui s’aime nous suive!

 

 

« Une pilule, accompagnée d’un peu de repos, est tout ce dont j’ai besoin pour supprimer la douleur articulaire qui s’est manifestée après l’entraînement? »

Vous parviendrez peut-être à la supprimer temporairement, hors reprendre l’entraînement, sans une recherche approfondie sur les causes réelles de cette douleur (carences mécaniques), risque de la faire ressurgir.

Ex :  Si soulever un poids au-dessus de la tête crée de la douleur à l’épaule, il y a de fortes chances que vous souffrez  d’un manque de mobilité thoracique et de stabilité scapulaire.

Bref, comme solution anti-douleur, investissez plutôt dans un bon plan d’entraînement que dans les petites pilules.